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LETTRES DE LOUIS-PHILIPPE ET DE TALLEYRAND.

ne vous dérangeait pas, je sais que la Reine serait bien aise aussi d’en causer avec vous.

D’ailleurs, je pense que vous aurés demain une dépêche de M. de Marouil qui nous apprendra ce qui se sera passé à la Conférence de jeudi. La Reine a reçu une lettre du Roi Léopold qui est favorable au Traité et M. Lehon a la même opinion, sauf des modifications de détails, surtout sur les finances. — L. P.


Dimanche soir, 8 juillet 1832.

Il m’a été dit ce soir que la limite proposée par le Roi de Hollande n’est pas exactement la même que celle du Traité du 15 novembre : et que plusieurs villages et portions de territoire seraient enlevés à la Belgique, si elle était adoptée. — L. P.


Lundi soir, 9 juillet 1832.

Mon cher Général, j’ai remis à la Reine, qui vous en remercie, les récits du mariage de Henri IV et de Marguerite. Il faudrait retrouver ceux d’Antoine de Bourbon son père, qui était catholique, avec Jeanne d’Albret Reine de Navarre, qui était protestante, et de Charles ier Roi d’Angleterre avec Henriette-Marie fille de Henri IV et du Grand-Duc de Baden avec la Princesse Stéphanie.

M. Girod vous aura remis la petite note de la Reine. Vous y aurés ajouté qu’il y a eu messe pour Henri IV dans l’église de Notre-Dame, qu’il est entré dans l’église, qu’il a conduit sa Reine à l’autel, et que s’il n’a pas assisté à la messe, c’est qu’il ne l’a pas voulu, puisqu’il est rentré dans l’église après la messe pour rechercher sa Reine à l’autel, et la conduire au festin de l’Évêché.


Saint-Cloud, dimanche 22 juillet 1832.

Mon cher Général, en vous renvoyant vos dépêches, j’ajoute que M. Pasquier et M. de Sémonville m’ont dit hier qu’il était nécessaire de se procurer l’extrait mortuaire de la Princesse Charlotte pour procéder au mariage du Roi des Belges. Vous verres si c’est à M. Lehon qu’il faut s’adresser pour cela ou s’il ne serait pas plus sûr en même tems d’en charger M. de Mareuil qui se le procurera facilement à Londres.

La Reine et ma fille Louise désirent avoir une copie et une traduction du bref du Pape que vous leur aviés annoncées et qu’elles n’ont point encore.