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Page:Revue des Deux Mondes - 1896 - tome 136.djvu/550

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Un romancier de la Nouvelle-Angleterre – Mary E. Wilkins


I

Le meilleur moyen d’intéresser des lecteurs français à un écrivain qu’ils ne connaissent guère que par ouï-dire, doit être, ce me semble, de leur offrir d’abord un échantillon de son œuvre. Je laisserai donc miss Mary Wilkins se présenter elle-même. La petite nouvelle que voici est prise presque au hasard parmi celles qui ont assuré sa grande réputation en Amérique [1]. Si elle ne donne pas l’entière mesure d’un talent fait d’observation minutieuse et de robuste originalité elle a, en revanche, le mérite de perdre moins à la traduction que beaucoup d’autres où le dialecte et les particularités locales tiennent plus de place.

Une Nonne de la Nouvelle-Angleterre.

L’après-midi tirait à sa fin et la lumière baissait déjà. Les ombres des arbres dans la cour avaient changé de forme ; quelque part, au loin, des vaches meuglaient et le tintement

  1. A Humble Romance, 1 vol. — A Far away Melody, 1 vol. — A New England Nun, 1 vol. — Pembroke, 1 vol.