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Page:Revue des Deux Mondes - 1893 - tome 120.djvu/246

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240 REVUE DES DEUX MONDES. helléniques. Les valeurs ottomanes ont acquis, par dix années de la sage administration du Conseil de la Dette publique intelligemment soutenu par le gouvernement, un niveau de cours où elles apparaissent désormais comme un placement recommandable de second ordre. Les titres représentatifs de la dette d’Egypte sont considérés comme de véri- tables fonds britanniques. La prolongation de la guerre civile au Brésil maintient la rente ipour 100 de ce pays au-dessous de 60, soit à 59.40. Le sort de l’arran- gement conclu à Londres il y a quelques mois pour un règlement d’en- semble de la dette argentine se discute actuellement à Buenos-Ayres. Le 5 pour 100 de 1886, dont le moratorium de trois ans n’avait pas interrompu le service d’intérêt gagé par le produit des douanes, ne se relève pas, et vaut depuis longtemps 325 environ, soit 65 p. 100. Les variations de cours des titres de nos divers établissemens de crédit sont toujours aussi faibles, la spéculation délaissant depuis longtemps ces valeurs. Un excellent classement et quelques plus-values de bénéfices soutiennent la Banque de France à 4,000 francs. Le Crédit Foncier oscille entre 975 et 980, avec un mouvement régulier de prêts nouveaux, fonciers et communaux. La Banque de Paris a reculé de 630 à 620, sans doute à cause de l’appui financier qu’elle donne assez osten- siblement au Trésor espagnol. Le Crédit Lyonnais est ferme à 752.50, tirant des bénéfices normaux de ses immenses opérations de banque, et comptant sans doute aussi sur un heureux résultat de la réorganisa- tion de la Société Foncière lyonnaise. Le Comptoir National d’Escompte vaut invariablement 485 francs, de même que la Société Générale 463. 75. Le Suez avait valu 2,707.50 fin septembre. Il a reculé à 2,695, mais pour reprendre bientôt à 2,708.75, bien que le total des recettes effec- tuées à ce jour, en 1893, soit inférieur deprèsde4 millions au montant de la période correspondante de 1892. Les actionnaires comptent sur les exportations de céréales de l’Inde. La Compagnie Transatlantique a baissé pendant quelques jours, mais s’est relevée à son précédent niveau, 468,75. Les actions de nos grandes compagnies de chemins de fer n’ont pas changé de cours, sauf le Midi en hausse de 15 francs à 1,350. La spéculation anglaise a fait un mouvement de hausse sur le Rio-Tinto, poussant ce titre de 340 à 360. Paris a suivi docilement. Le Secrétaire de la rédaction, gérant, J. Bertrand.