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Page:Revue des Deux Mondes - 1893 - tome 119.djvu/726

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dans leurs plus bas cours. Le Brésilien, les fonds argentins, montent ou baissent au hasard des péripéties de la guerre civile qui désole les deux républiques. A Washington, une minorité obstructionniste de silvermen prolonge sans merci le débat sur l’abrogation de la loi Sherman. Une lettre du président Cleveland à un gouverneur d’État a rappelé la haute assemblée au souci de l’opinion publique qui par la chambre des représentans a si nettement réclamé cette abrogation.

Sur le marché des valeurs à revenu variable, les transactions ont été fort inactives et les fluctuations de cours très minimes. Le Suez, après avoir dépassé le prix de 2,700 francs dans la première partie du mois, s’est traité entre 2,710 et 2,715 ; le Crédit foncier a regagné quelques francs à 976.25, ainsi que le Crédit lyonnais à 756.25 (ex-coupon de 17 fr. 50). Les titres des autres établissemens de crédit n’ont figuré sur la cote en quelque sorte que pour mémoire. Les Chemins français ont peu d’affaires ; le mouvement gréviste du Pas-de-Calais a provoqué quelques offres en actions du Nord à 1,875.

Les Chemins étrangers ont été lourds, les Autrichiens n’ont cependant perdu que 3.75 à 625, mais le Nord de l’Espagne a fléchi de 6.25 à 132.50 et le Saragosse de 5 francs à 156.25. La question du change pèse toujours sur les cours des obligations de ces entreprises, surtout sur les hypothèques inférieures du Nord de l’Espagne.

Les actions minières ont donné lieu à des réalisations. Le Rio-Tinto a été ramené de 338.75 à 333.75 ; l’action De Beers, de 406.25 à 395 ; laTharsis, de 119 à 117 ; la Robinson, de 110 à 105 ; la Vieille-Montagne a repris de 10 francs à 442.


Le Secrétaire de la rédaction, gérant, J. BERTRAND.