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Page:Revue des Deux Mondes - 1891 - tome 104.djvu/911

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II. L’ESPRIT DE LA DOCTRINE. [1]


Lorsqu’il s’agit d’envisager les exigences théoriques du parti socialiste, l’embarras n’est pas faible ; autant les critiques qu’il accumule contre la société contemporaine sont claires, et ses griefs abondans, autant ses programmes sont confus et contradictoires.

Ce qui importe à l’ouvrier, semble-t-il, c’est de voir son travail s’alléger, ses salaires augmenter, les impôts diminuer, et cela grâce à une intervention souveraine et régulière de l’État, d’obtenir, en un mot, une amélioration essentielle de sa condition précaire. Mais ce serait une vue superficielle du socialisme allemand que de le réduire à une question « de ventre » et de salaires, à un combat pour conquérir la puissance politique et procurer aux classes les

  1. Voyez la Revue du 1er mars.