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Page:Revue des Deux Mondes - 1889 - tome 96.djvu/937

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La faute en est-elle à l’Exposition ? Mais il semble que nos éditeurs de livres d’étrennes soient un peu en retard cette année, et nous lisons aux catalogues le titre de plus d’un ouvrage dont nous aurons le regret de ne pouvoir parler. Tel est, chez Quantin, le volume de M. Roger Ballu sur l’Œuvre de Barye, avec préface de M. Eugène Guillaume ; tel, à la librairie Renouard, celui de M. Henry Jouin sur Charles Le Brun et les Arts sous Louis XIV ; tel, à la librairie Plon, celui de M. Henri Bouchot sur la Franche-Comté ; tel encore, chez Rothschild, les Portraits dessinés par Ingres, avec texte de M. George Duplessis ; ou tel enfin, chez Jouaust, dans un tout autre genre, l’Orestie d’Eschyle, avec dessins de M. Rochegrosse… Mais on va voir que, sans les compter, il en reste encore assez, beaucoup plus assurément que l’on ne saurait en lire en huit jours ; — et que nous sommes bien imprudens de souhaiter qu’il y en eût davantage.

Il est vrai que, pour parler des Œuvres poétiques de Boileau-Despréaux, nous aurions la mémoire bien courte si nous avions besoin de les relire dans la magnifique édition que nous en donne la maison Hachette ; et ce ne serait pas la peine, un an durant, d’en avoir page à page suivi l’impression et rédigé l’introduction. N’ayant eu d’ailleurs à nous occuper ni du choix du papier, ni de celui des caractères, et bien moins encore de leur arrangement, le peu de part que nous avons