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Page:Revue des Deux Mondes - 1885 - tome 68.djvu/245

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elles les relations les plus amicales, mais ne sont liées par aucun traité, par aucune convention de coopération militaire. En Italie, l’opposition réclame des explications, de la lumière, mais M. Mancini refuse absolument de parler, et la chambre lui donne raison. Entre temps, la discussion des conventions de chemins de fer se poursuit avec une lenteur qu’on serait tenté de croire calculée. Le 25 courant, enfin, a été entièrement approuvé le contrat pour l’exploitation du réseau de la Méditerranée, et les députés ont passé à l’examen du contrat concernant le réseau de l’Adriatique.

Le mouvement de hausse que l’on a essayé sur l’Extérieure de l’Espagne n’a pas réussi. De 62 il a fallu revenir à 61 ¼. A Madrid, la question budgétaire est grave. On annonce un gros déficit pour l’exercice en cours, et Bans doute aussi pour le prochain. Il faudra recourir à la dette flottante et plus tard consolider cette dette. Les revenus de l’état ont, en effet, sensiblement diminué. A qui la faute ? Les journaux ministériels disent que la politique ministérielle n’y est pour rien et que les coupables sont : la stagnation des affaires, les inondations, le choléra, le phylloxéra et les tremblements de terre. Peut-être à cette liste conviendrait-il d’ajouter la situation lamentable de l’île de Cuba.

La question du règlement des finances égyptiennes est à la veille d’être résolue. Les négociations étaient virtuellement terminées le 19 au moment de la réunion du parlement anglais. Il n’y avait plus que quelques détails insignifians à régler. Les déclarations les plus formelles à cet égard ont été faites par lord Granville et par M. Gladstone à Londres, et par M. Jules Ferry à Paris. Tout est convenu et arrangé. Il ne manque plus que les signatures. Comme elles ne devaient être données qu’après le vote sur les motions de censure, on peut supposer qu’elles ne tarderont plus maintenant beaucoup. L’Unifiée, qui avait été portée au-dessus de 350 par l’imminence de la conclusion du traité, a été ramenée à 340 par l’ajournement des signatures.

Le sultan a signé l’iradé par lequel la construction des lignes turques de jonction est concédée au groupe de la Banque ottomane et du Comptoir d’escompte. Jusqu’au 19, les propositions de M. de Hirsch semblaient devoir l’emporter ; elles avaient les sympathies du sultan et du palais ; on sait qu’elles ont été renvoyées trois fois à l’examen du conseil des ministres. Mais le grand-vizir s’est déclaré prêt à donner sa démission si ces propositions étaient acceptées. Le sultan a cédé. Toutes les anciennes catégories de fonds turcs ont aujourd’hui disparu pour faire place aux trois séries B, C, D, de même type, et rapportant le même intérêt, mais différant au point de vue de la date de l’amortissement, la série B ayant la priorité sur série C et celle-ci sur la série D. La dernière est en même temps