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Page:Revue des Deux Mondes - 1878 - tome 25.djvu/849

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Le sucre raffiné 23,500 tonnes
Le coton 22,500
Les instrumens de musique 15,000
Le café 13,300
Les poteries, verres et cristaux 10,700
Les vins, eaux-de-vie et liqueurs 10,000
Les tissus de soie, de laine, de coton 9,500
Les outils et ouvrages en métaux 9,000
Les céréales 7,600
Les peaux et pelleteries brutes 7,000

Enfin les extraits de bois de teinture, les bois exotiques, le riz, les machines et mécaniques, les meubles et une foule d’objets divers, parmi lesquels figurent au premier rang les articles dits de Paris.

La valeur de toutes les marchandises d’importation et d’exportation s’élève à plus de 1 milliard et demi de francs. Il n’y a en France que le port de Marseille qui de ce chef, comme sous le rapport du tonnage entré et sorti, dépasse le port du Havre. Pourquoi celui-ci n’a-t-il pas tenté de marcher aussi sur les traces de Marseille au point de vue de la fabrication industrielle, et de créer par là aux navires qui fréquentent ses bassins le fret de sortie qui leur fait si grand défaut ? Ce n’est pas à dire que l’industrie soit tout à fait absente de ce port. Il y a au Havre de grands ateliers mécaniques, parmi lesquels celui de la Société des constructions navales, fondé jadis par M. Nillus, et celui des forges et chantiers de la Méditerranée, qui ont annexé à leurs usines de Menpenti près Marseille et de la Seyne près Toulon celle qui fut dans le principe créée au Havre par M. Mazeline. On a agrandi ces derniers ateliers, on y a joint, à Graville, un chantier de constructions maritimes, où un transport à vapeur de 4,000 tonneaux, commandé par l’état pour la station de Cochinchine, est en œuvre, et sera lancé en Seine dans deux ans. L’usine de constructions navales de M. Normand travaille également pour l’état et la marine de commerce, et ne saurait être non plus passée sous silence. Les forges et chantiers fabriquaient lors de notre dernière visite au Havre (novembre 1877) des canons avec leurs affûts et quelques machines de bateaux. A l’ancienne usine de M. Nillus, on construisait aussi des machines de bateaux, un petit navire, on confectionnait surtout des canons. Ces commandes d’artillerie ont été faites par le département de la guerre, qui donne]ainsi à l’industrie en souffrance de quoi occuper utilement et ses appareils et ses ouvriers. Il y trouve lui aussi un bénéfice, car l’industrie privée construit toujours à meilleur marché que l’état.

Le Havre reçoit beaucoup de métaux bruts, le cuivre, le plomb, le zinc, le fer. On les traite dans des usines spéciales. Le cuivre est