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Page:Revue des Deux Mondes - 1878 - tome 25.djvu/137

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sciences médicales rencontrait une faveur marquée dans les universités étrangères, celles d’outre-Rhin surtout, et cette faveur se traduisait de toutes façons, par la construction de vastes édifices où toutes les ressources de la science étaient réunies, par les grandes situations faites au professorat, par l’estime publique dont on environnait les professeurs. Ces deux situations, si profondément éloignées l’une de l’autre, étaient déjà signalées à l’opinion avant les funestes événemens de 1870. Les terribles leçons de cette année ont achevé la démonstration.


II

Il s’agit moins, dans l’exposé qui va suivre, de réformes accomplies que de réformes décidées, dont le jour est proche ou qui sont en voie d’exécution. Ces réformes ne sont plus simplement projetées ; elles ont obtenu l’assentiment des pouvoirs publics ; l’heure où elles doivent passer dans les faits est fixée. Il est donc possible de présenter le tableau qu’elles réaliseront à bref délai.

Il y a à considérer d’abord les réformes apportées au régime des facultés de médecine ; ensuite la réforme de l’enseignement dans les écoles préparatoires et la création des écoles nouvelles, dites écoles de plein exercice. Dans les facultés de médecine, il y a à considérer l’état des facultés anciennes et la création des facultés nouvelles. Les réformes accomplies dans les premières se reproduiront pour la plupart dans les secondes ; mais parmi celles-ci il en est une, celle de Lyon, qui offre certaines conditions exceptionnelles qu’il sera utile de faire connaître.

Les anciennes facultés de médecine étaient au nombre de trois ; mais celle de Paris avait acquis une telle prépondérance par le nombre de ses élèves que sa situation donnait véritablement le bilan de l’enseignement médical. C’était donc celle vers laquelle devaient se concentrer les réformes reconnues nécessaires ; c’était celle aussi qui, par son délabrement et son insuffisance, appelait d’urgentes résolutions. La principale, celle qui tenait sous sa dépendance la plupart des autres, c’était la reconstruction de la faculté. Cette reconstruction, depuis longtemps projetée, s’accomplit à cette heure. Le conseil municipal de la ville de Paris et l’état sont engagés par un vote et par une loi à la réédification de la faculté de médecine ; ils y contribueront par sommes égales, et les sommes prévues s’élèvent à 4 millions 1/2 pour chacune des deux parties contractantes ; C’est à l’initiative de M. Léon Say, à son concours dévoué et persistant, qu’est due cette convention entre la ville et l’état, convention qu’il a préparée comme préfet de la Seine et conclue ensuite comme ministre des finances. La faculté de