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Page:Revue des Deux Mondes - 1867 - tome 67.djvu/208

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LES
PAMPHLETS D’ÉGLISE

I. — L’Athéisme et le péril social, par M. l’évêque d’Orléans. — II. — Lettre pastorale sur les Malheurs et les Signes du temps, par le même. — III. — Lettre pastorale sur les Dangers actuels du Saint-Siège et sur la Crise sociale, par M. Plantier, évêque de Nîmes. — IV. — Les Odeurs de Paris, par M. Louis Veuillot.

Ce n’est ni le hasard, ni le plaisir d’écrire une épigramme trop facile qui nous font associer, sous un même titre, l’œuvre et le nom de M. Veuillot à ceux des deux éminens prélats, dont l’exemple nous a valu tant de productions belliqueuses de la part du haut clergé. Ce rapprochement, ils l’ont eux-mêmes cherché en poursuivant des succès dont on ne les savait pas jaloux ; il ne surprendra malheureusement personne, et s’il nous expose à blesser la modestie connue de M. Veuillot, il ne peut que plaire à l’humilité chrétienne de son ancien contradicteur. Et pourquoi rougir du voisinage ? M. Veuillot, qui peut l’ignorer ? est aujourd’hui l’une des principales puissances de l’église. Il fut un temps où une partie notable de l’épiscopat français se faisait honneur de répudier cet allié compromettant ; depuis sa mémorable victoire sur les catholiques libéraux, victoire si nettement constatée par un manifeste pontifical, non-seulement on l’accepte, mais on l’imite, et il fait école ! Réduire ses adversaires à un tel rôle, n’est-ce pas les avoir vaincus deux fois ? M. Veuillot a eu cette fortune ; autrefois honni et conspué, c’est lui qui maintenant donne le ton et mène le chœur. Il est devenu presque impossible de discerner les nuances qui le distinguent de ses anciens accusateurs. Si l’on met de côté d’inévitables différences de forme résultant de la diversité des situations et des