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Page:Revue des Deux Mondes - 1858 - tome 15.djvu/847

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LA
MONARCHIE DE LOUIS XI

II.
L'EUROPE ET LA DIPLOMATIE FRANCAISE PENDANT LA REGENCE.
I. Mémoires du duc de Saint-Simon. — II. Mémoires secrets de Duclos. — III. Mémoires militaires relatifs à la succession d’Espagne. — IV. Histoire de la Régence, par Lémouley. — V. Journal de Barbier. — VI. Mémoires du marquis d’Argenson. — VII. Las Memorias del marchese de San-Felipe, etc.



I

Le souci constant des gouvernemens menacés, c’est de chercher la force qui leur manque. Leur action se dirige toujours vers ce but, qu’une préoccupation naturelle leur fait estimer aussi utile au pays qu’à eux-mêmes. Les intérêts nationaux sont-ils opposés à ceux du pouvoir, on peut s’attendre à voir les traditions sacrifiées aux expédiens, et les alliances temporairement avantageuses l’emporter sur les alliances d’une utilité permanente. Ces intérêts, concordent-ils, les périls du pouvoir profiteront au pays, car il agira avec la puissance d’un gouvernement rehaussée par l’énergie d’une faction.

La régence fut à ses débuts un établissement faible et contesté : nous l’avons vue, malgré la popularité des premiers jours, constituer une administration collective impuissante jusqu’au ridicule, et contre laquelle ne tardèrent pas à s’élever toutes les influences qui l’avaient faite ou acclamée depuis le parlement jusqu’au jansénisme.