Ouvrir le menu principal

Page:Revue des Deux Mondes - 1858 - tome 15.djvu/68

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


ALESIA
ÉTUDE
SUR LA SEPTIÈME CAMPAGNE DE CÉSAR
EN GAULE

I. Notice sur Alesia, par M. Du Mesnil, chef d’escadron d’état-major (Spectateur militaire, 15 septembre 1839). — II. Découverte d’Alesia, par M. Delacroix (Mémoires de la Société d’émulation du département du Doubs, 1855). — III. Alesia, par M. Dey, Auxerre 1856. — IV. Alise, étude sur une campagne de Jules César, par M. Rossignol, Dijon 1856. — V. Mémoire relatif au travail de M. Delacroix intitulé Découverte d’Alesia, par M. Ernest Desjardins ; Extrait d’un mémoire sur l’emplacement d’Alesia, par M. Jomard (Bulletin de la Société de géographie, septembre 1856). — VI. Alesia, Alaise Séquane. Alise en Auxois, dissertation par M. Charles Toubin, Besançon 1857. — VII. L’Alesia de César rendue à la Franche-Comté, par M. J. Quicherat, Paris 1857. — VIII. Étude sur la cité gauloise d’Alesia, Siège d’Alesia, l’Alesia de César remise à sa place, trois mémoires de M. de Coynart, chef d’escadron d’état-major (Spectateur militaire, 1856 et 1857), etc.[1].

I.

« La Gaule, quand César y parut, était divisée en deux grands partis : l’un avait pour chefs les Éduens, l’autre les Séquanes. » C’est ainsi que s’exprime César au douzième chapitre du sixième livre de ses Commentaires. Assurément notre Gaule moderne n’est plus aussi docilement rangée derrière les Éduens ou les Séquanes ; mais la

  1. La question du siége et de l’emplacement de l’ancienne Alesia, qui fut prise par César sur Vercingétorix pendant la septième campagne des Gaules, a été fort discutée dans ces derniers temps ; elle a été particulièrement l’occasion d’une controverse intéressante entre deux provinces de France, la Bourgogne et la Franche-Comté, qui ont fait valoir l’une après l’autre et l’une contre l’autre, par l’organe de quelques érudits, les argumens de toute sorte, empruntés soit à l’étude des textes et des origines, soit à l’examen des localités. Nous n’avons garde de prendre un parti définitif dans un débat