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Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/583

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C’est beaucoup en apparence, et cependant c’est peu si l’on considère l’importance des résultats obtenus. Moyennant ce sacrifice, de larges réductions ont été faites sur tous les principaux articles de consommation ; un plus grand nombre d’autres articles ont été entièrement rayés du tarif ; d’immenses facilités sont acquises à l’industrie et au commerce, dégagés par là de leurs vieilles entraves et débarrassés du poids des taxes fort onéreuses qu’ils subissent ; enfin, et ce n’est pas le moindre avantage de ces mesures, le service de la douane est admirablement simplifié. Il faudrait d’ailleurs avoir bien peu étudié les vices de notre système fiscal, et les ressources qu’il offre à l’homme habile dont la main saura le féconder, pour douter un seul instant de la possibilité de combler un tel déficit. Dès à présent, nous pourrions en réduire sensiblement le chiffre, en tenant compte des économies que l’état aurait à faire, tant sur le service de la douane, que sur les primes payées à l’exportation à titre de restitutions de droits, puisqu’il serait naturel et nécessaire que ces primes fussent réduites dans la même proportion que les droits perçus sur les matières premières ; mais cette précaution même nous est inutile, et nous n’aurons pas de peine à faire voir que, nonobstant tous ces dégrèvemens, il est facile d’élever le revenu de la douane fort au-dessus de son niveau présent.


VI
TROISIEME SECTION. – MATIERES MINERALES

Nous aurons à nous arrêter moins long-temps sur la section des matières minérales que sur celle des matières végétales, d’abord parce qu’elle est beaucoup moins compliquée et plus courte, ensuite parce que, les principes étant déjà nettement posés quant aux plus importantes de ces matières, nous n’aurons plus guère qu’à tirer les conséquences. Cette section ne se compose, en effet, que de deux chapitres dont l’un comprend les pierres, terres et combustibles minéraux, et l’autre les métaux. Dans le premier, le produit le plus important que l’on rencontre, c’est la houille ; dans le second, c’est la fonte et le fer, et quoiqu’on y compte en outre un assez grand nombre d’articles de recette, ces deux produits y forment la base essentielle du revenu.

Pierres, terres et combustibles minéraux. — Ce chapitre comprend de quatre-vingts à quatre-vingt cinq articles distincts, dont les principaux sont, après la houille, les diverses sortes de marbres, les agates, l’albâtre, les pierres ouvrées, les meules à moudre, les meules à aiguiser, divisées en plusieurs catégories selon les dimensions ; les matériaux de construction, formant seuls vingt-deux à vingt-cinq articles de recette pour la plupart insignifians ; les pierres et terres servant aux arts et métiers, qui forment dix-huit à vingt articles ; la marne, le soufre, le