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Page:Revue des Deux Mondes - 1842 - tome 32.djvu/681

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APRÈS UNE LECTURE.

I.

Ton livre est ferme et franc, brave homme, il fait aimer.
Au milieu des bavards qui se font imprimer,
Des grands noms inconnus dont la France est lassée,
Et de ce bruit honteux qui salit la pensée,
Il est doux de rêver avant de le fermer,
Ton livre, et de sentir tout son cœur s’animer.


II.

L’avez-vous jamais lu, marquise ? et toi, Lisette ?
Car ce n’est que pour vous, grande dame ou grisette,
Sexe adorable, absurde, exécrable et charmant,
Que ce pauvre badaud qu’on appelle un poète,
Par tous les temps qu’il fait s’en va le nez au vent,
Toujours fier et trompé, toujours humble et rêvant.


III.

Que nous font, je vous prie, et que pourraient nous faire,
À nous autres rimeurs de qui la grande affaire