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Page:Revue des Deux Mondes - 1842 - tome 32.djvu/357

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ANDALOUSIE.




CORDOUE. - SEVILLE. [1]




Nous avions essayé des mules ; pour terminer notre expérience des moyens de transport péninsulaires, il nous restait à tâter un peu de la galera. Il en partait justement une pour Cordoue. Déjà chargée d’une famille espagnole, nous la complétions et au-delà. Une petite description de cet aimable véhicule ne sera pas déplacée ici. Figurez-vous une charrette assez basse à quatre roues, munie de ridelles à claire voie et n’ayant pour fond qu’un filet de sparterie dans lequel on entasse les malles et les paquets sans grand souci des angles sortans ou rentrans. Là-dessus l’on jette deux ou trois matelas, ou, pour parler plus exactement, deux sacs de toile où flottent quelques touffes de laine peu cardée ; sur ces matelas s’étendent transversalement les pauvres voyageurs dans une position assez semblable (pardonnez-nous la trivialité de la comparaison) à celle des veaux que l’on porte au marché. Seulement ils n’ont pas les pieds liés, mais leur situation n’en est guère meilleure. Le tout est recouvert d’une grosse

  1. Voyez les livraisons des 15 juillet et 15 août.