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Page:Revue des Deux Mondes - 1842 - tome 32.djvu/199

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de la trésorerie, comme on dit en Angleterre, et moi sur ceux de l’opposition, mais que ce soit le plus tard possible.

LE MINISTRE.

A la grâce de Dieu.

LE COLLÈGUE.

Et du roi.

LE MINISTRE.

Autrefois vous auriez dit : et de la majorité.

LE COLLÈGUE.

Décidément vous me chassez. (Il sort.)

L’HUISSIER.

Messieurs les chefs de division attendent pour le travail dans le salon.

LE MINISTRE.

Il est trop tard ; il n’y aura pas de travail pour eux.


SCENE XII.
LE MINISTRE, LE SECRÉTAIRE-GÉNÉRAL.
LE MINISTRE.

Remettons-nous à l’œuvre.

LE SECRÉTAIRE-GÉNÉRAL.

Voici le projet de loi qui doit être porté aux chambres dans trois jours.

LE MINISTRE.

Renvoyé au conseil d’état. On nous reproche toujours de ne le pas consulter.

LE SECRÉTAIRE-GÉNÉRAL.

Il n’aura pas le temps de se livrer à une discussion approfondie.

LE MINISTRE.

Nous y gagnerons quelques chicanes de moins. Ces messieurs veulent qu’on leur soumette les lois, et ils ne sont jamais contens des projets qu’on leur communique. Nous avons bien besoin de leurs critiques ! c’est assez de deux chambres.

LE SECRÉTAIRE-GÉNÉRAL, lisant.

Projet d’ordonnance concernant la ville de Joigny.