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Page:Revue des Deux Mondes - 1842 - tome 32.djvu/193

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LE MINISTRE.

Nous permettez. (Il retourne à son fauteuil ; le secrétaire-général entre.)

LE DÉPUTÉ, en ouvrant la porte, à part.

Ah ! tu ne veux pas de mon frère ; nous verrons bien.


SCENE IX.
LE MINISTRE, LE SECRÉTAIRE-GÉNÉRAL.
LE MINISTRE.

Enfin ! J’ai cru qu’il ne sortirait point. Quel charlatan ! Et ils prétendent tous aux honneurs du désintéressement. Nous allons donc travailler, mon cher secrétaire-général. J’ai fait défendre ma porte ; nous avons encore au moins deux heures devant nous ; je vous les consacre.

LE SECRÉTAIRE-GÉNÉRAL.

J’en ai grand besoin ; voilà huit jours que vous n’avez pu me donner une minute. Tous mes portefeuilles sont pleins.

LE MINISTRE.

Allons, ne perdons pas de temps ; commençons par le plus important, les affaires recommandées par des députés. Vous les avez mises à part ? Il faudra les expédier sur-le-champ.

LE SECRÉTAIRE-GÉNÉRAL.

Les voici, et les lettres d’avis sont toutes prêtes. Elles arriveront avant le vote des fonds secrets.

LE MINISTRE.

Bien ; je vous écoute.


SCENE X.
L’huissier ouvre la porte à deux battans et annonce M. le ministre de….. Les deux ministres se donnent la main.
LE MINISTRE, au secrétaire-général.

Je suis à vous dans l’instant, mon cher, il y a force majeure, comme vous voyez ; mais attendez-moi, nous réparerons le temps perdu.

(Le secrétaire-général sort.)