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Page:Revue des Deux Mondes - 1842 - tome 32.djvu/186

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SCENE III.
LES MÊMES, LE SECRÉTAIRE-GÉNÉRAL. (Il entre par la porte du cabinet particulier.)
LE SECRÉTAIRE-GÉNÉRAL.

Pardonnez-moi, monsieur le ministre, si je romps votre conversation, mais j’ai besoin de signatures pour un grand nombre d’affaires très importantes te qui ne peuvent se remettre.

LE MINISTRE.

Attendez un instant, mon cher secrétaire-général. Je suis à vous dans la minute. Nous nous entretenons en ce moment de choses fort graves et qui n’admettent pas non plus de retard. (Le secrétaire-général se retire.)


SCENE IV.
LE MINISTRE, LE CHEF DU CABINET.
LE MINISTRE.

Que disait-on de mon dernier discours à l’Institut ? On en parlait sans doute ?

LE CHEF DU CABINET.

Avec de grands éloges. Jamais sujet plus grave n’a été traité, disait-on, dans un style plus élevé, avec une telle profondeur de pensées. La louange était dans toutes les bouches, sans distinction d’opinions.

LE MINISTRE.

Cela fera du bien au ministère. Ah ! si tous mes collègues pouvaient ainsi subjuguer l’opinion ! Mais, entre nous, le cabinet renferme des esprits bien médiocres.


SCÈNE V.
LES PRECEDENS, L’HUISSIER.
L’HUISSIER.

M. le comte de….., pair de France, demande à parler à son excellence : il insiste vivement.