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Page:Revue des Deux Mondes - 1842 - tome 32.djvu/1024

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LES DEUX CÔTÉS


DE L'HORIZON.





Comme lorsqu’une armée inonde les campagnes,
Une immense rumeur se disperse dans l’air ;
Il se fait un grand bruit du côté des montagnes,
Il se fait un grand bruit du côté de la mer.

Le poète a crié : — Qu’est ce bruit ? Dans les ombres
Il remplit la montagne, il remplit l’océan.
N’est-ce pas l’avalanche, aigle des Alpes sombres ?
Ô goëland des flots, n’est-ce pas l’ouragan ?

Le goëland, du fond des mers où la nef penche,
Est venu. Le grand aigle est venu du Mont-Blanc.
Et l’aigle a répondu : — Ce n’est pas l’avalanche.
— Ce n’est pas la tempête, a dit le goëland.