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Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 8.djvu/76

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Les liens de la servitude des Suisses, dit Henri Zschokke, ne furent rompus ni par la flèche de Guillaume Tell ni par l’épée d’Adamnne de Camogask ; ni la bataille de Saint-Jacques, ni le combat de la Malserhaide ne conquirent l’indépendance des confédérés. Les hommes assemblés dans la prairie du Grutli et sous l’érable de Trouns donnèrent seulement le mot d’ordre pour le combat sacré ; mais nous le continuons encore, mais vous, nos neveux, vous le continuerez sur nos tombeaux. Veillez donc, de peur que vous ne tombiez dans la tentation ; confiez-vous en Dieu ! et n’oubliez jamais la devise sacrées : Tous pour chacun, chacun pour tous ».

Émile Souvestre.