Ouvrir le menu principal

Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 8.djvu/132

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Mais on manquait jusqu’ici d’un bon dictionnaire poétique de la langue latine qui pût prendre place à côté des travaux des N. Estienne, des Schneider, des Passow, des Scheller, des Forcellini. Le monde classique n’apprendra donc pas sans intérêt la publication du Thesaurus poeticus linguæ latinæ de M. Quicherat[1]. Pour accomplir cette œuvre de patience et d’érudition, qui laisse si loin derrière elle tous les travaux du même genre publiés en France et même en Allemagne, l’auteur s’est résigné à lire tous les poètes qui ont écrit de l’an 500 de Rome à l’an 600 de notre ère, depuis Livius Andronicus jusqu’à Venantius Fortunatus. Aussi, le Thesaurus poeticus, fruit de dix années d’études consciencieuses et de savantes recherches, se trouvera bientôt entre les mains de toutes les personnes qui prennent intérêt aux littératures anciennes, et surtout de celles qui se plaisent à la lecture des poètes.


— L’étude de l’anglo-saxon, cette langue qui a tant fourni à l’anglais moderne, est aujourd’hui poursuivie en Angleterre avec un zèle et un succès remarquables. M. Thomas Wright, jeune saxoniste d’une érudition aussi variée qu’étendue, a résumé l’histoire de tous les travaux accomplis dans cette direction depuis le XVIIe siècle jusqu’à nos jours. Ce résumé a été traduit par M. de la Renaudière, connu par ses travaux de géographie. C’est la première fois peut-être qu’il est fait mention en France, avec quelque développement, de l’étude de l’anglo-saxon.


F. BULOZ.
  1. Librairie de L. Hachette.