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Page:Revue des Deux Mondes - 1836 - tome 5.djvu/27

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perdu dans les splendeurs de Dieu, abaisse-t-il un regard sur le grain de sable où il a passé ? Athée, il dort de ce sommeil sans souffle et sans réveil qu’on appelle la mort. Rien donc de plus vain que la gloire au-delà du tombeau, à moins qu’elle n’ait fait vivre l’amitié, qu’elle n’ait été utile à la vertu, secourable au malheur, ou qu’il ne nous soit donné de jouir dans le ciel d’une idée consolante, généreuse et libératrice, laissée par nous sur la terre.


CHATEAUBRIAND.