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AU-DELÀ DU RHIN.

irritent après vous avoir charmé, et vous demandez au génie de votre siècle pourquoi il ne s’est pas encore fait l’architecte de ses propres inspirations. Adieu, Nuremberg, adieu, nous reviendrons peut-être te voir un jour, mais quand nous aurons vécu, et s’il nous est donné jamais de choisir après les ardeurs du jour un lieu de recueillement et de repos, nous pourrons hésiter entre toi, Rome, et Athènes. Adieu, aujourd’hui ton séjour ne nous convient pas ; partons, tu n’as pas la vie de notre siècle à nous donner, vénérable aïeule du moyen-âge.

Quarante lieues plus loin, Munich oppose un contraste frappant à la merveille de la Franconie. Si à Nuremberg tout est vieux et porte l’empreinte du temps, à Munich, tout est nouveau, frais et blanc ; on est au milieu de monumens élevés à demi ; on se croirait transporté dans ces villes naissantes de l’antiquité que se bâtissaient les sociétés dans leur enfance vigoureuse.


Instant ardentes Tyrii : pars ducere muros
Molirique arcem et manibus subvolvere saxa.
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............Hic alta theatri
Fundamenta locant alii, immanesque columnas
Rupibus excidunt, scenis decora alta futuris.


La monarchie bavaroise a été créée en 1806 par l’empereur Napoléon, après la bataille d’Austerlitz ; mais le duché de Bavière est, de tous, le plus ancien de l’Allemagne. Du mélange des Boii, race gauloise qui avait émigré vers le Danube, des Romains, et des hordes germaniques, sortit un peuple qui fut appelé Bojaaren. Voilà les Bavarois. Le duché dépendit d’abord des Francs, puis de l’empire germanique : au xiiie siècle, il fut divisé en deux parties ; à la fin du xviiie, il retrouva l’unité : la Prusse l’a protégé, l’Autriche l’a déchiré, la France en a fait une monarchie, Napoléon, par le traité de Presbourg, donnait à la Bavière, déclarée royaume, le Burgau, le territoire de Lindaw, le Tyrol : la nouvelle monarchie obtint encore plus tard Nuremberg, Augsbourg, Ratisbonne et Salzbourg. Par quelle étrange ingratitude les Bavarois voulurent-ils fermer le chemin de la France à Napoléon