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Page:Revue des Deux Mondes - 1835 - tome 1.djvu/70

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UNE


BONNE FORTUNE.





I


C’est un fait reconnu, qu’une bonne fortune
Est un sujet divin pour un in-octavo.
Ainsi donc, bravement, je vais en conter une ;
Le scandale est de mode ; il se relie en veau.
C’est un goût naturel, qui va jusqu’à la Lune ;
Depuis Endymion, on sait ce qu’elle vaut.

II


Ce qu’on fait maintenant, on le dit ; et la cause
En est bien excusable ; on fait si peu de chose !
Mais si peu qu’il ait fait, chacun trouve à son gré
De le voir par écrit dûment enregistré ;
Chacun sait aujourd’hui quand il fait de la prose ;
Le siècle est, à vrai dire, un mandarin lettré.