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Page:Revue des Deux Mondes - 1835 - tome 1.djvu/526

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recommence, plus animée que jamais, jusqu’à minuit, heure à laquelle les Romains se mettent à souper. Alors vous ne rencontrez plus dans les rues que des jeunes gens chantant leurs tourmens d’amour sur un ton plaintif et mélancolique, qu’ils accompagnent des accords légers de la guitare ou de la mandoline. Enfin les rues deviennent tout-à-fait désertes ; la gaieté bruyante de la journée fait place à un calme profond, interrompu seulement par les prières du chapelet que murmure devant sa madone une famille qui va se séparer pour se livrer au repos. Alors, dans chaque rue, on pourrait se croire à la porte d’un temple où les fidèles se sont réunis pour prier.


J. MAINZER.