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choix ne serait pas favorablement accueilli : on le croit bien moins dans les idées de l’alliance avec la Grande-Bretagne que ne l’était M. de Talleyrand ; M. MoIé a quelque tendance russe, et nous ne pardonnons pas cela chez nous. Je crois, au reste, que rien ne sera fait définitivement, non-seulement avant le résultat des élections, mais encore avant les premières discussions du parlement. Un ambassadeur a toujours besoin, pour exercer quelque influence, d’être en rapport avec les opinions et le principe du gouvernement auprès duquel il réside. Votre ministère attendra donc, pour désigner définitivement cet ambassadeur, que la lutte engagée entre les whigs et les tories soit complètement résolue.


UN MEMBRE DU PARLEMENT.