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Faute de découvertes dignes du prix annuel, celui pour l’année 1831 ne fut pas décerné à l’époque habituelle, et la Société a attendu sa séance solennelle du mois de mars dernier pour couronner le capitaine de vaisseau anglais John Ross, à raison de son expédition aux terres arctiques ; elle n’a eu à décerner aucun des autres prix réservés à la solution des questions qu’elle avait proposées [1].

Un puissant moyen de progrès dont il est à regretter que la Société

  1. Les prix mis au concours par la Société et qui doivent être distribués à des époques plus ou moins éloignées, sont :
    1° 2,500 fr.,au premier voyageur qui aura exploré les régions occupées sur les cartes par le lac Maraoui, et reconnu le cours du fleuve Loffeh ; nul délai n’est fixé pour l’accomplissement de cette entreprise.
    2° 7,000 fr. à décerner en 1835 au voyageur qui aura fait la reconnaissance des régions inconnues de la Guyane française.
    3° 2,400 fr. au meilleur ouvrage sur les antiquités mexicaines.
    4° 600 fr., à décerner eu mars 1836, à la meilleure histoire mathématique et critique des opérations exécutées en Europe depuis la renaissance des lettres pour la mesure des degrés du méridien et des parallèles terrestres.
    La Société a, en outre, accepté le patronage d’une tentative d’exploration aux sources du Bahhr-Abyadh ou Fleuve-Blanc, et sur les rives orientales du grand lac Tchad, tentative pour laquelle s’est offert M. Linant, qui, depuis longues années, parcourt la vallée du Nil et les contrées voisines.
    Enfin, le duc d’Orléans a chargé la Société de géographie d’offrir, en son nom, un prix spécial de 2,000 fr. au voyageur dont les explorations auront eu pour résultat de procurer à la France l’importation agricole ou industrielle la plus utile.