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Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/356

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CHRONIQUE DE LA QUINZAINE.


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31 octobre 1833.

La situation de l’Espagne occupe toujours les esprits. De grands paris avaient été ouverts à Paris et à Londres en faveur de don Carlos, et don Carlos ne se montre pas. Ses partisans eux-mêmes ne lèvent encore la tête que fort timidement, et la fin malheureuse du seul d’entre eux qui a déployé un peu d’audace, du vieux Santos-Ladron, fusillé dans la Navarre, n’a pas été suivie des sanglantes réactions auxquelles on devait s’attendre. Jusqu’ici le parti de Charles V ne compte de noms populaires que ceux de Santos-Ladron, enterré maintenant dans les fossés de Pampelune ; du faux curé Mérino, spectre encore moins redoutable que celui de Ladron ; et du marquis de Valde-Espina, plus connu par ses richesses que par sa capacité et son courage. La reine a pour elle des hommes qu’il suffit de nommer : Saarsfield, Murillo, El Pastor et Castagnon.

Les troubles de l’Espagne sont cependant loin d’être terminés, car la Péninsule n’est pas seulement divisée, comme on le pense, en carlistes et en constitutionnels, en partisans de la régente et en partisans de l’infant ; il existe dans la nation espagnole des germes de division assez nombreux pour entretenir une guerre civile aussi longue que celle des Maures. Déjà