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plus anciennement civilisée des quatre parties du monde. On songea à étudier les arts, les croyances, les idiomes des peuples qui l’habitaient ; et il fut aussi question d’établir une chaire de langue tartare dans l’Université de Paris. Des relations romanesques bientôt discutées et approfondies répandirent de toutes parts des notions plus justes et plus variées. Le monde sembla s’ouvrir du côté de l’Orient, la géographie fit un pas immense ; l’ardeur pour les découvertes devint la forme nouvelle que revêtit l’esprit aventureux des Européens ; l’idée d’un autre hémisphère cessa, quand le nôtre fut mieux connu, de se présenter à l’esprit comme un paradoxe dépourvu de toute vraisemblance ; et ce fut en allant à la recherche du Zipangri de Marc-Pol, que Christophe-Colomb découvrit le Nouveau-Monde.


J.-J AMPERE