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Page:Revue des Deux Mondes - 1833 - tome 4.djvu/232

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correspondance, dans leur besoin d’étude ; et ce serait, de la part de notre ministère, une belle initiative à prendre que celle de proposer l’abolition de toutes ces entraves. On a beaucoup parlé d’un traité de correspondance avec l’Angleterre, qui devait s’étendre aux feuilles périodiques, dont le prix est presque double à Londres. Jusqu’ici, le gouvernement français n’a pu vaincre qu’à demi les répugnances du POST-OFFICE : il est à désirer que ces difficultés ne tardent pas à être aplanies. Mais nous touchons à l’Allemagne comme à l’Angleterre ; et, d’ailleurs, au point où nous en sommes venus, ces considérations de distance disparaissent, et les hommes éclairés de toutes les nations ne demandent qu’à correspondre ensemble, sans avoir à faire timbrer si cher l’affranchissement de leurs écrits et de leur pensée.


X. MARMIER.