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Page:Revue des Deux Mondes - 1832 - tome 8.djvu/430

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Lorenzo à voix basse ; tenez, la voici, je vous la rends. C’est une honnête et fidèle épouse que vous avez là !— Par malheur, je l’ai tuée.

Et il lui mit dans les bras le corps inanimé de sa femme.

Don Inigo poussa un cri horrible, et tomba avec elle sur le pavé !

Lorenzo se tenait debout, les bras croisés, et riait.

Il se laissa saisir sans résistance par les gens de la maison, qui l’eussent tué ; si l’alcade ne se fût interposé.

On avait bien vu d’abord qu’il n’y avait pas même de procès à faire au malheureux.

Six mois après cet événement, Lorenzo mourut à l’hospice des fous de Tolède.


A. FONTANEY.