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Page:Revue des Deux Mondes - 1832 - tome 8.djvu/366

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dont l’ensemble forme des lignes droites ou ondées, parallèles ou croisées sous des angles divers.

Nous proposerions d’insérer ce mémoire dans le recueil des savans étrangers, si le nombre des planches qu’il contient et la destination que lui a donnée son auteur n’y mettaient obstacle, mais du moins il nous paraît mériter complètement l’approbation de l’Académie.

Ces conclusions sont adoptées.

L’Académie procède à l’élection d’un candidat pour la place de pro- fesseur d’histoire naturelle à l’école de pharmacie ; sur 43 suffrages, M. Guibourt en obtient 25 et est déclaré élu.

On passe à l’élection d’un candidat pour la chaire d’histoire naturelle, vacante au collège de France ; sur 42 suffrages, M. Elie de Beaumont en réunit 24, et est déclaré élu.

Séance du 24 septembre — MM. Maximilien Casa Murata et André Lombardo annoncent qu’ils ont trouvé un nouveau moyen de faire mouvoir les bâtimens sans l’aide du vent, de la vapeur, et sans avoir recours à des moyens mécaniques.

M. Baudelocque présente un nouvel instrument de son invention, destiné à terminer certains accouchemens laborieux en divisant l’enfant mort dans le sein de sa mère. L’instrument est renvoyé aux commissaires qui ont déjà été appelés à prononcer sur une autre invention du même médecin, le forceps pour broyer la tête du fœtus.

M. le docteur Fabré-Palaprat présente un instrument qu’il propose de substituer aux brosses en crin ou en fil de laiton, pour les frictions électriques. L’intérieur de l’instrument est creux de manière à recevoir de l’eau, et à être portée ainsi à une température qui peut approcher, si on le juge nécessaire, de celle de l’eau bouillante ; servant ainsi à communiquer à la fois aux parties avec lesquelles on le met en contact, la chaleur et l’électricité. Cet instrument est désigné par son inventeur sous le nom d’électro-thermophore.

M. Payen écrit, à l’occasion de la réclamation de M. Vicat, qu’il n’avait pas eu connaissance de la publication dans laquelle cet ingénieur fait connaître la propriété de la chaux pour préserver le fer de la rouille, mais que depuis ayant recherché ce qui s’était fait avant lui sur ce sujet, il a trouvé que M. Vicat n’avait pas non plus de titre à la priorité de la découverte. Cette propriété de la chaux était depuis quinze ans connue par M. Cagniard de Latour : elle a été signalée dans un ouvrage anglais dont l’extrait se trouve reproduit dans le Journal des connaissances utiles. Du reste, comme l’a déjà fait remarquer M. Thénard, la propriété de préserver le fer de la rouille n’appartient pas à la chaux seulement.