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Page:Revue des Deux Mondes - 1832 - tome 8.djvu/359

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communication libre entre l’intérieur du labyrinthe et l’extérieur ; une membrane ferme l’ouverture.

Le quatrième type, le plus simple et le plus commun, appartient presqu’exclusivement aux poissons osseux. Il offre deux poches vestibulaires et trois tubes semi-circulaires. Mais jusqu’à présent il a été impossible d’y découvrir l’existence d’aucun pertuis, soit fermé, soit ouvert, en rapport avec l’extérieur.

Dans le cinquième type enfin se rangent tous les poissons dont le labyrinthe membraneux communique plus ou moins directement avec la vessie aérienne : les chipes, les cyprins, les spares, les cobites, les silures, etc.

Séance du 20 août. — M. le général Rognlat fait un rapport verbal sur un ouvrage écrit en allemand et en français, et ayant pour titre Atlas des plus mémorables batailles des temps anciens et modernes. Les cartes destinées à faciliter l’intelligence du texte sont lithographiées et exécutées avec une habileté très-grande ; du reste, cette exécution est la seule chose qu’il y ait à louer dans tout l’ouvrage.

M. Dey eux fait, en son nom et celui de M. Chevreuil, un rapport favorable sur le mémoire dans lequel M. Guibourt a exposé les caractères distinctifs des deux espèces de castoréum.

M. Mathieu fait, en son nom et celui de MM. Puissant et Prony, un rapport très-favorable sur un mémoire ayant pour titre : Exposé des Observations astronomiques et géodésiques, exécutées eu 1826, 1827, 1828 et 1829, par le colonel Brousseaud, sur l’arc du parallèle moyen qui traverse la France.

M. Couerbe lit un mémoire ayant pour titre : Histoire chimique de la méconine.

Cette substance, reconnue pour la première fois dans l’opium par l’auteur du mémoire, est blanche, inodore, peu sapide au premier instant, puis sensiblement acre ; elle est soluble dans l’eau, l’alcool et l’éther, et se cristallise également bien dans ces trois liquides. Les cristaux sont des prismes à six pans dont les deux faces parallèles sont les plus larges, et dont le sommet est formé par un angle dièdre.

La méconine fond à 90° cent., mais une fois fondue, elle conserve sa liquidité jusqu’à ce que la température soit descendue à 75° par une chaleur de 155° cent. ; elle se volatilise comme un liquide aqueux et reparaît dans le récipient sous forme liquide transparente. Elle se prend en refroidissant en une masse blanche, semblable à de la graisse très-pure.

La méconine est dissoute par la plupart des alcalis. L’ammoniaque ne la dissout ni à chaud, ni à froid ; le carbonate ammoniacal la précipite de ses dissolutions dans les alcalis caustiques.