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Page:Revue des Deux Mondes - 1832 - tome 6.djvu/424

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mais ma mère ajouta: Pauvre chère enfant ! ne la tourmentez pas.

« Bref, ma sœur avait été mariée à dix-huit ans ; je le fus de même, et le pernicieux système de gâterie a continué. Je connais dans le dictionnaire un certain mot de contradiction ; mais ma science à cet égard est toute en théorie. J’ai un mari comme il n’y en a point, pour qui j’ai été une femme comme il y en a peu . J’ai deux des plus jolis enfans du monde (ne me répondez pas, Emilie, ce sourire approbateur me suffit), et je me demande quelquefois si, comme cet ancien roi, il ne serait pas prudent de faire une offrande au Destin, et de jeter ma parure d’émeraude dans le lac ? »


Mme AMABLE TASTU.