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Page:Revue des Deux Mondes - 1831 - tome 4.djvu/560

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REVUE. — CHRONIQUE.

nonnes, dépouillées de leur guimpe, sont restées en robe blanche et en couronnes de roses noires, remerciant dans leurs cœurs la cruelles pruderie de M. d’Argout !

Tout ceci est bien triste et bien morne. Chevaliers, coups d’état, duel, police correctionnelle, clergé, la peste même et la révolte, le poëme de M. Scribe, tout cela est faux, pâle, bâtard ; il n’y a de vrai cette quinzaine que l’inscription du drapeau noir et deux ou trois airs de Meyer-Beer, et encore !

Dites adieu à la passion et à l’art ; le manque d’énergie nous sauvera de tous ces désordres ; et si l’on vous parle de guerres civiles, ou de chefs-d’œuvre, ou de peste qui tue, répondez hardiment à qui vous le dira : Tu en as menti !

Revue des Deux-Mondes.