Page:Revue des Deux Mondes - 1831 - tome 4.djvu/260

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


du ciel [1]. C’est par analogie qu’ils appellent leur Hoan (l’empereur) Thian-Tseou, ou le fils du ciel. On compte plusieurs sectes, entre autres celle de Lao-Kioun (Chine), qui ressemble un peu à la doctrine d’Epicure.

Le gouvernement se compose de six conseils souverains, ou ministères. Les ministres, de même que les mandarins, sont soumis, quoique absolus, aux mêmes châtimens que le dernier couli (porte-faix).

Le système de police est fort remarquable, et mérite d’être étudié.

Les peines n’ont aucune proportion avec les délits. Le code pénal chinois est le code le plus sanguinaire qui existe dans un état civilisé ; mais, en général, l’exécution de la loi est fort douce, comparativement à son texte.

La rébellion d’un Chinois entraîne le châtiment de toute sa famille.

Le divorce s’y fait avec la plus grande facilité. Les causes du divorce sont toutes censées provenir des femmes.

Un mari peut demander le divorce contre sa femme :

1° Pour stérilité ;

2° Pour adultère ;

3° Pour médisance ;

4° Pour vol ;

5° Pour jalousie ;

6° Si elle a la maladie de la lèpre ;

7° Si elle refuse de servir son beau-père ou sa belle-mère.

La loi n’accorde pas à la femme le droit de demander le divorce contre son mari ; mais elle peut demander la séparation de corps pour sévices et mauvais traitemens.

Le commerce de province à province est beaucoup plus

  1. En effet, quoique les mots Chang-Ti signifient le régisseur suprême, il paraît, par l’emploi qu’en font les auteurs des quatre livres, que Chang-Ti et Tien (le ciel) ne sont qu’une même divinité suprême.