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Page:Revue des Deux Mondes - 1831 - tome 4.djvu/251

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ESSAI DE


STATISTIQUE DE LA CHINE




Chaang si lieu yang ro p,hlaat,
Nakpraat yàng ro p,blanig ?

Maxime siamoise en langue T’HAI.

Si le puissant éléphant chancèle quelquefois,
devons-nous être surpris qu’un homme faible
tombe dans l’erreur ?




L’état de la Chine a été depuis deux cents ans le sujet des recherches des Européens. Les missionnaires ont trop vanté, quelques auteurs, tels que Sonnerat et Maltebrun, ont trop dénigré cet antique pays, où tout semble tenir de l’extraordinaire, ce peuple industrieux qui est l’antipode de tous les peuples du globe.

On a attribué au climat les défauts et les qualités des descendans des anciens Sères [1]: hypothèse ressuscitée de Charron et de Montesquieu. Le climat a moins d’influence sur les hommes que leur organisation, l’éducation, la religion et le gouvernement ; et comme le dit fort bien le poète chinois

  1. Je pense que la Chine est le pays des anciens Seres de Pline et de Ptolémée, et non la contrée des Sinœ, que je crois trouver sur la côte de l’empire birman.