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Page:Revue des Deux Mondes - 1831 - tome 1.djvu/98

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sacerdotale, etc. C’est, comme on le voit, un des livres les plus importans ; mais malheureusement aussi, c’est un de ceux qui ont subi le plus d’altération, ainsi que l’annonce l’éditeur.

Le quatrième livre, divisé en quarante chapitres traite de l’astrologie judiciaire des Mexicains ; on y apprend à connaître leurs jours heureux ou malheureux, la destinée qui attendait les individus nés sous certains signes. Soumis au préjugé de son siècle, qui unissait intimement l’astronomie et l’astrologie, le père Sahagun revient, dans ce chapitre sur le calendrier des Aztèques, et sur les cycles en usage parmi eux. Malgré son titre, ce livre n’est donc pas un des moins importans de l’ouvrage, et il mérite l’examen le plus attentif de la part de nos savans.

Le sixième livre est intitulé : De la Rhétorique et de la Théologie de la nation mexicaine, où se trouvent des choses très-curieuses touchant les beautés de la langue et les délicatesses des vertus morales.

Ce livre, divisé en quarante-deux chapitres, est incontestablement le plus précieux, selon nous, puisqu’il nous révèle toute une littérature sacrée complètement ignorée jusqu’alors, et dont nous allons faire connaître quelques fragmens à nos lecteurs [1]. Il est bon de se rappeler que ces discours, conservés avec une minutieuse exactitude, étaient religieusement formulés dans le temple ; que les expressions en étaient en quelque sorte pesées, et qu’ils renfermaient le dogme religieux dans toute sa pureté.

  1. Dans la collection de L. Kingsbourough, ce sixième livre forme un ouvrage à part qui a été imprimé à la fin du sixième volume.