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qu’à ces deux exceptions près, le nérite seul déterminât le choix des autres professeurs, pourvu toutefois qu’ils reconnussent la vérité de la révélation chrétienne.

Le comité, après avoir fait des observations sur plusieurs autres objets de plus ou moins d’importance, se résuma en ces termes :

« Nous avons reconnu que le système de jurisprudence et de gouvernement en vigueur au Canada était entaché de défauts graves, et nous avons franchement indiqué les changemens à y apporter, qui nous ont paru convenables et même nécessaires. L’administration de la colonie et de la providence basse en particulier ne saurait être une tâche facile. Néanmoins nous n’hésitons point à affirmer que ses embarras, et les mécontentemens qu’elle a soulevés, sont dus en grande partie à la conduite du gouvernement. Le comité est intimement convaincu que si les changemens qu il a conseillés, ni aucune autre amélioration aux lois et à la constitution des Canada, n’obtiendront le résultat désiré tant qu’une administration impartiale, conciliatrice et constitutionnelle ne présidera point aux desinées de ces fidèles et importantes colonies. »

Le comité avait à peine termine son rapport, qu’une nouvelle pétition du Canada fut présentée au parlement. Elle avait été rédigée dans une réunion tenue le 17 avril 1828, à Montréal, et renfermait des accusations contre lord Dalhousie. On lui reprochait d’avoir ouvertement manifesté l’intention de détruire la liberté de la presse, et de mettre un terme aux discussions publiques ; d’avoir, sous prétexte de faire exécuter les réglemens de la milice, insulté des particuliers respectables qui en faisaient partie, et d’avoir privé plusieurs officiers de leurs grades, parce qu’ils avaient assisté à des