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Page:Revue des Deux Mondes - 1831 - tome 1.djvu/333

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baie qui en a gardé aussi le nom, et vit plusieurs indigènes couverts de peaux, beaucoup de cerfs, d’ours, de perdrix et d’aigles. Il prit alors possession de cette île pour le roi d’Angleterre, et l’appela Baccalao, nom que donnaient les indigènes aux morues. Il retourna bientôt à Londres, où il mena trois sauvages avec lui.

En 1501, Gaspar de Corte Real, d’une grande famille de Portugal, partit de Lisbonne et arriva à Terre-Neuve, où il aborda dans une large et profonde baie, qu’il nomma Baie de la Conception. Il visita toute la côte est, fit le tour par le sud, et donna le nom de terre de Labrador ou terre de Laboureur à celle qui se trouve à l’ouest de l’île, parce qu’étant située par 50° de latitude, il pensait qu’elle pouvait être cultivée.

En 1504, Bergeron, en 1506, Jean Denis, de Honfleur, tous deux Français, et en 1508, Thomas Hubert, de Dieppe, allèrent à Terre-Neuve. Hubert en ramena deux sauvages. En 1534, Jacques Cartier partit le 20 avril, de Saint-Malo, par les ordres de François Ier, avec deux navires et cent vingt-deux hommes, et arriva le 10 mai à Bonavista. La terre était encore couverte de neige, et les côtes environnées de glaces. Il fit, le tour de l’île, et trouva beaucoup de beaux ports ; mais le froid y était si fort, qu’il se rembarqua presque aussitôt.

En 1525, Jean Verrazini prit possession de l’île de Terre-Neuve pour François Ier, et lui donna le nom qu’elle a porté depuis.