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petits buissons d’un arbrisseau syngénèse. L’espèce la plus rare est celle que j’ai nommée Cora, nom qui rappelle à l’esprit une touchante prêtresse du soleil le corps et la tête sont d’un vert-doré brillant ; la gorge a l’éclat de l’acier bruni avec des teintes de cuivre de rosette, et deux longues rectrices blanches, terminées de noir, dépassent de beaucoup la queue. La deuxième est l’oiseau-mouche Amazili, moins orné sans doute, puisque la moitié supérieure du corps est d’un vert-doré uniforme, et que la partie inférieure est d’un marron sans éclat métallique. La troisième espèce, très-petite, est d’un grisâtre sale.

Deux hirondelles, l’une à tête et à ventre d’un rouge ocracé et à plumage bleu-noir, l’autre à ventre blanc, sont les seuls fissirostres que nous ayons vus. Le martin-pêcheur, dont Commerson a laissé un dessin dans ses manuscrits, sous le nom de camaronero, a les mœurs de celui d’Europe, et fréquente les rives du Rimac et les eaux vives des canaux qui y affluent ; ses couleurs en dessus sont d’un vert métallique, et le dessous du corps est blanc ; le bec et les pieds sont noir. L’étourneau blanche-raie des terres Magellaniques, que nous savons exister aux îles Malouines et au Chili, se retrouve au Pérou : ses couleurs y sont encore beaucoup moins vives que dans les deux localités précédentes.

Plusieurs colombes peuplent les environs de Lima. Une surtout, à peine de la taille d’un moineau, à plumage d’un fauve-clair, présentant des taches d’un rouge-noir et comme sanguinolentes sur les ailes,