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Page:Revue des Deux Mondes - 1831 - tome 1.djvu/309

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et depuis cette époque ces phénomènes se sont souvent reproduits. Suivant dom Hippolyte Unanue, les volcans, qui sont la source de ces commotions souterraines, appartiennent au second groupe des monts ignivomes du Pérou, a la chaîne volcanique de Hyaynaputina ou Quinistacas, dans la Cordillière des Andes proprement dite. Les principales productions des environs de Lima sont les patates douces, les papas ou pommes de terre, les pastèques, les melons, les arachis, les pepinos. Aux arbres à fruits importés d’Europe se joignent ceux des tropiques, et près des pruniers, des jujubiers, des pêchers, des figuiers, des pommiers, des oliviers, de la vigne, viennent se placer les orangers, les citrons doux les goyaves les avocatiers, les passiflores édules, les ananas. Le dattier est naturalisé à Bella-Vista. Les bananiers, les cannes à sucre, les cocotiers, sont plantés en plusieurs endroits. Mais parmi les productions estimées dans le pays sont : la pulpe du mimosa inga, nommé pois doux ; la pulpe aigrelette du tamarinier et le fruit très-gros et d’un rouge vif, nommé tuna, que porte une raquette ou figuier de Barbarie. La coca, qui fournit une substance très-employée comme un masticatoire agréable, est cultivée soigneusement ainsi que le maïs, le blé et la salsepareille.

L’aspect de la végétation de la côte est triste, et ne permet point d’espérer des récoltes intéressantes ; et ce n’est sans doute qu’après avoir dépassé la ville de Lima que se montre, plus riche et plus variée, la