Page:Revue de métaphysique et de morale, supplément 2, 1909.djvu/25

Cette page n’a pas encore été corrigée


p. 80, il me semble qu’il faut écrire « en acceptant » et non « en exceptant ».

M. Delbos. Vous avez peut-être aggravé la responsabilité de V. Cousin. Que vouliez-vous qu’il fît avec la copie qu’il avait ? La tâche devait être ardue. Les erreurs de relevées sont surtout des fautes de copiste.

Êtes-vous sûr que Maine de Biran n’a pas révisé la copie dont s’est servi Cousin ? Si médiocre qu’elle soit, cela lui donnerait une espèce d’authenticité. Or vous-même insérez p. 65 un texte qui figure dans la copie, non dans le manuscrit (voir note 6). — Je vous reproche, par ailleurs, de vouloir mettre trop de suite, de continuité linéaire dans la pensée de votre philosophe : vous savez bien que ses spéculations s’ordonnent un peu à l’aventure, qu’il rumine plus qu’il ne compose.


II. Essai sur l’anthropologie de Maine de Biran.

M. Tisserand expose l’objet, la méthode et les résultats de son travail.

Quelques mois avant de mourir, le 23 octobre 1823, Maine de Biran conçut le dessein de refondre tous ses écrits antérieurs dans une rédaction nouvelle et









définitive qui constituerait en quelque J’ sorte son tcstarnen tphilosophique. déci ; C’est à la restitution de cette pensée, Birai que je me suis appliqué. On pouvait J’i ajouter, semble-t : ¡l, aux interprétations de (pré( Janet, de Caro, même à là si précieuse passl introduction de Naville, trop sobre sa se ., sur l’anthropologie. M. Les sources principales étaient tout page indiquées le volume 111, des œuvres de’parla .Maine de Biran, ~d. Cousin-, le volume III M. de tédition 1aville ; ! é Jourrial intime lente -depuis 1815 et surtout depuis 1818. Biran Voici les conclusions que j’ai cru pou_ probi voir dégager. lités Au point de vue-métaphysique, laphi— ne vc losophie biranienne est un, dynamisme par e. conscient et conséquent. Vou Au point de vue de la connaissance, votre c’est un empirisme radical. cher d Maine de Biran.~tient surtoutà à opposer éclatel tuelle aux’philosophies de la substance page qui gardent je ne sais quoi. de maltérli 1el. 6laine il reproche même à Leibnitz de ne. pas rieur’e, pousser son dynamisme jusqu’au bout quelqu et de verser dans le mécanisme par la dont L théorie de J’harmoniepréétab1ie. par l’il Comment pouvons-nous d’après lui sujet arriver à la vérité ? Par lesentimentousi T’n l’on aime mieuz, par cerlainssens.Leorgani( moi se saisit dans-le sens musculaire ; de l’éte la vérité est saisie par la conscience.. qui Vidé •en est comme un sons. La vérfé donc se · seut, eUe ne se déduit pas r élle ne sè

; ravé connaitpas nÓnplus pàrI’ÍInag’Înati()o 

vou— comme si 1e moi étaitunesuited’Hats. Tai l. ? Laconnaissance, qu¡¡nd’elle portc sur ’eurs des actes eonscie[jts, c’estceql.l’on de appelle Ia psycholagie, inais la ps3tcho_ « ̃. logie n’est pas tout ; y a * » « • « î «  1 n’a vie soit inférieure, : organique ~±" Cou—, rieure, spirituelJe, et qUi’sontinc{)l1scients,’ lui A chacune de ces.doMëes vifa)~ -Or répondent des sens ; a y donc trois qui sens, non pas trois plans de conscience, 0 nu— le psychologique seul étant conscianf. che, L ententiemeut est inséparablé de Ia de ~onté~econscientette~o~–.< 1a 0~~ dans ~~P~ntion. ~S tvez J’le la vie humaine it y a la vie de 1’esuu prit, te sens religieux…m. r, LeS, tr°J.S V1’CS "e Pei’vent se déduire I « ne de l’autre, mais il y a entre X® passage et même pénétration SN’ de dP « 7, 0 » -Pe, Ut reP’-ocher à celle doctrine S de trop juxtaposer les trois vies de sC >dé commoder d’un empirisme peu’fusl fie Je I ^0DCeV0’r l’Mta" « ^eo « ; » Ie se~as.’ementcom~ ̃le Jl lioutroux. Je remercie M. Tisserand ~S ! et Ï£IPM* Si Clai> Ct si Vgoureux dTsa et thèse. O’ ue I J’aime à y reconnaître l’œuvre la plus’~9 ée BfrCàn’.ïe Pr°dUUe sur Mai » e [ : ga ! ! ée Biran. >it J’insiste sur les raisons psycholosioues le (préoccupations religieuses) qui on faU se passer Maine delJirandesaprenÜ~reà re sa seconde philosophie.. M. Soutroux termine enlisanLÙn6 t page de)athèsequ’H signalecon¡méuil le II M. Séizlllér, Votce livre est une eicel~ 6 I sTrln Pr’fT aUX œuvres MainTde Biran. C’est un travail d’une admirai g. !) -probité, qui porte la m.rque de vo squl’~B~ htes morales autant qu’intellectuelles Je ne vons reprocherai que d’avoir péché e par excès de modestie. Vous auriez pu quelquefois retraduire cherde’s fn"" T™ V^°[r exPos6’chercher des formules personnelles pour faire r éclater plus impérieusement sa pensée

;.2^P™ch8.8’ « PP" « l » e. par exempta la 

£S ! JV °" vous Pa « -1^ à la suite de HEMN ! r eZ ^’ran df’a perceptif exté̃I neuie. – Je voudrais vous demander que ques éclaircissements sur la manière dont le moi suppose au non-moi et par’intermédiaire du corps propre du sujet.perçoit un monde extérieur. A2 : Tisserand. La perce pliond.el’étel1dru~ organique est nécessllireà laperCept1Óil de 1 étendue extérieure..Ea L’idée de l’extériorité vient de l’espace