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Christianisme et certaines philosophies modernes, entre autres la doctrine leibnizienne du mal et de la Providence. Cet article ne manque pas d’intérêt. On pourrait lui reprocher d’être un peu superficiel et trop dogmatique. M. Capelle donne trop promptement une solution aux difficultés historiques, qu’il rencontre (par exemple, en ce qui regarde les idées des anciens stoïciens sur le mal). Son jugement sur les arguments des Épicuriens et des sceptiques est vraiment trop peu motivé. Et aussi ce qu’il dit d’Aristote et de Platon est trop bref ; pour Platon (identité de Dieu et de l’idée du Bien) sans doute inexact.

La synthèse doctrinale de Roger Bacon. Dr P. Hadelin Hofmann, cap. (p. l36-224). Le fond de cette étude est l’exposé de la place qu’occupe la philosophie dans l’œuvre de Roger Bacon et des rapports qu’elle soutient avec la théologie. Or, sur cette question capitale, la pensée de M. Hoffmann est un peu flottante, un peu imprécise. De tout l’article (de toutes les citations en particulier), il paraît ressortir lumineusement que Roger Bacon soumet la philosophie à la théologie. « Esprit éminemment pratique, Bacon n’admet point la spéculation pour elle-même ». « La vérité est certaine et ne peut se contredire. Or, la foi est certaine, divinement. La raison ne saurait donc ébranler cette certitude. Il faut qu’elle reconnaisse la suprématie du dogme ». « Elle (la philosophie) s’identifie avec ce qu’on appelle aujourd’hui l’apologétique ». « Voulez-vous vous instruire dans la philosophie, c’est dans l’Ecriture qu’il faut l’étudier ; c’est le seul moyen de devenir vrai philosophe ». « En somme le dogme est pour notre docteur le dernier mot de la philosophie, je dirais volontiers la cause finale », etc. Comment dès lors est-il possible de dire qu’ « il fournit avant tout le Développement parallèle de la philosophie et de la théologie » ? Un développement parallèle ne serait possible que si la philosophie avait une certaine indépendance. M. Hoffmann, en voulant ici préciser sa pensée, la contredit : « ou mieux, l’intégration de toute vérité et de toute science dans la sagesse totale », p. 218. La pensée n’est pas rendue plus nette par ces lignes (p. 218 in fin) : « La théologie n’est que le complément en quelque sorte naturel de la philosophie. — Philosophie et théologie ont même point de départ et même but ; et ainsi toute science, toute vérité, viennent s’unir et se fondre dans la plénitude harmonieuse de la sagesse totale révélée par Dieu à l’humanité. » Finalement, on ne voit pas très exactement en quoi, pour











Roger Bacon, la pliilo-oj.Mic bo Jiitiiifjue de lt théologie et en quoi elle. se rapproche d’elle. Le S 4 ip. 22 » et 2àJ.. ou Ai’. Iloll’— : : ] uiann.considéiant l’icuvri il.— Roger Bacon comme lai|<untcs°encc de IV-prit, <uc ; i ! stiiiien, essaie, de inmiti-cr que Bacon l’on-oit de la mùnt façon que saint Augustin les rapport di’lu])l)ilfisopltiei>t de In religion, obscurcit la rjiicfîion bien loin de l’eclair• : ir. ’Y. surtout p. 120).

Heft 5. 13 avril lï « 17. – ^cho/f->Jtaucri Re’igtuuïp’tiliiiii/itt— K » kl Weibj-l.p. 27J32R M. Weidel remarque fi-rt justerin-i.t .iu coniJHHncfciiieiil de cet article qu’il ne fondrai : pa-v : >’itppuyor ^ui et fait l’i ic.Scii’|, fiiliauer n’a ̃jousavro aucun ouvrasc ^pûfiai aux questions icligii’uscs pour penser que ses i-lée-— sur la religion ^onî p-.ur ainsi dire à la surface de son syufome. 1 ! a raUùn aussi de prétendre i[iit> le tmuio animal me apliviîicien sc-rt pour Sclioperhf ulT d’cipHeilmn <i la naissance et au succès constant des religions. On regrette d’autant plus par suite que.f. Karl NSeidel nait Ila^ cru devoir ; dès le rlobut de son article, exposer d’iiiie faço.n brève et substantielle les principales, thèses de la métaphysique de

? <-ho|iPiiliaopr. Les idées de^eiiopeiihauer 

sur la religion et sur les religions sont resnnif’es iVnt clairement. PeuMlre le passage coiisaere au fjondchismi— ost-iî truprourto » insuffisant. M. K. Wetd.J fait suivre sou >xpo ? e d’un ovatnpn ciitiijut. II —V : t prend tout partieuHtri-uient au j pessimisme dfi Senopenhauer, et il refuse à croire que les religions aient pour but unique de donner Srt.tisf, i. ; hon a l’animal mptapli>sicien. Sous la forme f|t.’il leur domip ici, vps idée. peraoi nt-lk.s sur la religion, iu : — lea rapports entre l’homme tt Dieu. ïpjjaraiosent comme bien indèterminées.

–’/̃’Spwozas A ; t.’ib, tte-ilehi’e. An : sa TnnHKiï. – Montrer que, (h>v Spiimsa. la pensée est soumise stri.-lpnient a l’objet, qu’on ne peut ah>ulument pas parler de parallelismi la oti ii m-àistt— pas d’esprit personnel individuel, que l’expression de Spinoza. • tout est animé ̃ ^i^’iiilie en réalité ̃ tout est mort » : tel est t but que e se propose r.iuteur de rot article. Les deux EftNtrs If plus utilisas sonl idea eodem modo se habet objective, ac ipt-ius îdi.’itmu se habet I rp’ililcr •>. • ur<U « ef c.nnexio i’iearum i-iem est ae ordo et conriPMO reruni M. A. TiiiiicrLiii interprète inexactement l’un et l’autri ; en pensant que Spinoza y affirme la dépendance passive de lVs-prit vis-.i-i— de la la réalité. D’une façon çéneivlp., on peut reprocher à Al..V. Tumarkiu fie p’.ivoir pa « analysé —d’assez pri-s les premioiv