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exemple p. 136, part. 2, prop. 8). Il lui arrive aussi de changer la ponctuation, sans tenir assez compte des usages du xviie siècle (cf. p. 217 ; part. 2, prop. 43, scolie). Enfin, il faut regretter que les fautes d’impression soient si nombreuses, principalement dans le texte latin. Cependant le travail considérable de M. Appuhn est, dans l’ensemble, tout à fait remarquable, et il convient de saluer avec joie l’apparition de la première traduction française correcte de l’Ethique.

Leibniz, avec de nombreux textes inédits, par Jean Baruzi, 1 vol. in-16 de 386 p., Paris, Bloud et Cie, 1909. – L’auteur de cet ouvrage est déjà connu par un excellent travail sur les idées religieuses de Leibniz, un des plus profonds et des plus originaux qui aient été consacrés à ce philosophe redoutable. M. Baruzi a très bien mis en lumière tout ce par quoi Leibniz est autre chose que le premier représentant de l’Aufklärung. Il nous a clairement montré chez lui un fonds permanent d’enthousiasme et de mysticisme. Les doctrines de Leibniz apparaissent sous le même aspect dans ce nouvel ouvrage. L’introduction (135 p.) résume la vie de Leibniz. La deuxième partie contient un grand nombre d’extraits empruntés soit à des textes publiés déjà, soit à des manuscrits inédits. Les extraits sont judicieusement choisis et (autant qu’il a été possible de le vérifier) publiés correctement. L’interprétation de M. Baruzi se ramène aux idées suivantes. 1° Il y a chez Leibniz un certain mysticisme qui dérive de sa conception de la substance et de l’action. Car le type le plus parfait de l’action nous est fourni par la méditation silencieuse plus que par les manifestations extérieures. 2° Chaque individu est un microcosme et l’action de sa pensée










reproduit, avec plus ou u moiîs de perfei1tion l’barmoni’de la pensée divine, 3" Tout ce qui enrichit et reri’fSotIonnf’ 4 quelque degré not% pensée est propre, en conséquence. *.i nous fapprm’ln.r de Dïèu, à nous fajrf participer i Girire de Dieu, rëvtlalion de lV^prit nifiii aux esprits particulierï. 4 i ar suite, tous nos efforts humains prennent une p ai<"Ui ; religieuse. Sur fe^ idées se fonde u e conception à la.foss pratique et mystique de. la vie. De, co point de vue seuleireit on peut, selon M. Baruzi, faire disparaît e les contradictions apparentes que la dodrine de Leibniz olfre à un examen superficiel. 1

II est permis de penser que la tliè’se de M. Bai’uzi est un peu exsgejéj,. au r oins 1 dan » ’la forme qui est vrain ei t trop < ronjîantiqae. Ua des ca acteret, les { lus

singuliers de la doctrine de Lfib iz et dt L-eîle de Spnoia, cVst qu’on peut J, : l’exposer en su"vant ttdelement le* textes d’une ; foule de points de vue diffère tb. k : Or. le point de vue relficux et nime irystî’jue existe eei taniement chez Leibniz. Mais il n’est pas démontré qu’il domine tous les autres. M. B.irim éclaire très vivement t un des aspects cf «  cette philosophie multiforme. Mais i ! li isse dans Ton Lue a peu pos complète— j" ment d’autres aspectsqui ne "=ant pas ans : r doute moi s imp’rtanN.

L’ouvrage de il. Baru ? i contient une. Soûle de reuseignenie ts prpi’iem, et, par endn îts>. des interprétât "on s i gcnieuses et suTgesth*es. Notamment, M. Baru/i. le premier peut-être, a montre clairement ts u( oe qui —tibsisti, chez Leib ut rit, pes—, “ simisme protestant, et rummtnt l’< ptimisme de la Thratikc ? doit être entendu en un sers tout n etaphysique, bien, eloîi-ne de la salis faction iHate et un ri « u niaise des disciples, de Leibniz de, t la nature. La biographie du début est vivante, et fait biet ressortir l.iran plexite j : etiaunlinaire de la vie du philosophe. Essai sur le système psychologique d’Auguste Comte, par Auo. Ceorgek, i brneh. "sl-S> de S3 p, Ljru, lïev, ions. – Expt intelligent et complet, d’info —m ti n 1res ">>> t*t — « -rieuse. L’auteur sVffi ree de montrer que la nlu— 1 part des historiens de la phi{o<sopli<e se r sont n epns sur la portée de la condamnation en apparei ce radicale portée, par ~r Aug. Comte contre la psjvhrtogip, et qui usai ! surtout la p « vetolo ; ri> éclectique. Con le n’a nullement mt. t’unnu, comme on le lui fait dire, qit— l’on ne peut « .© passer des dt nnée— de la eo science : il a prëtendu seulement que ct_t ili tint t, s sont complexes et confiue* et aue p • Sa phjsiolcgie ou la sociologie seulement on

p< ur-a les anahser et If— èrudii, stMentitiqueii en*. – Puis, M. beorifeu b efforce de montrer que l’œuvrr » île f’on te ctm—’~] tient ia matière d’une su te tie doctrine |isjd rlosîque, dort il indique ! es pritpaut poi ts rapport du cvreai et de ia puiM’t* rdj port » do rintellwûuce et de l’istmct, cla « si(iLA.tinn de-* (onctiot <s : ] ptjcl ologiques, irnpfi lance de a pjtholoèie n e taie, questio du langage, etc. H se sert surtout de la Ij kçoii du Cours et du S" chapitre du ivisttne te P<.litij>ir. Opuscule en sommt fort util’

Cournot et IaEenais>saace du yrobabilisme au XIX.ièole, pir F. Mi-.n kl. 1 vol. m-3 de ^u-CSl p.. Paris, Marcel Ri —Vre I9f S. – L’eindc très dtiicioj.pee que M. i. Mentie vient de consacrer à Cournot, trunte et un ans après la mort