Page:Revue de métaphysique et de morale, supplément 1, 1910.djvu/23

Cette page n’a pas encore été corrigée


– 23 – Ce sont: 1° La rédaction même du projet de Fichte qui tient près de cinq pages en petit texte de l’article en question et qu’il est d’autant plus intéressant de connaître que la rédaction rivale de Schlegel avait seule été publiée jusqu’alors dans les œuvres complètes de Schlegel par Bocking or, toute la correspondance relative à ces plans est pleine d’allusions que seule laconnaissance intégraledecestextes permet de saisir. 2° et 3°. Deux lettres de Fichte à Schlegel.L’une du 20 juillet 1800 où Fichte invite :Schlegel à collaborer à 1’ Année scientifique et artistique » qu’il prépare chez Unger (c’est la forme nouvelle qu’il avait donnée à son projet après l’échec de la tentative commune). L’autre du 6 septembre où il répond à la proposition que de son côté Schlegel avait cru devoir lui faire (par l’intermédiaire de Schleiermacher) pour son projet à lui. On peut regretter que M. Fiebiger ait borné à ces trois textes les révélations qu’il nous offre son article fait allusion à plusieurs autres lettres inédites fort importantes de la même correspondance on aurait souhaité, puisque M. Fiebiger est à la source même des documents, qu’il les publiât dans leur intégralité. Et pourquoi ne se décideraitil pas à satisfaire un jour notre curiosité mise par lui en éveil? Nous le lui demandons avec une cordiale insistance. Rivistadi Filosofia, iï0 année, 1909. A. F. Formiggini, éditeur, Modena. Cette revue est la continuation et la fusion de la Rivisla Filosofica; fondée par Cablq Gantonj, et de la Rivista di Filosofla e Sciense affini, dirigée par G. Marchesiki. Son’ Comité de rédaction comprend ADOLFO Fagot, Ebminio Jovalta, Alessandro LEVI, GIOVANNI Marchesiki, Luioi Valu, Bernardino Varisco. Elle est l’organe officiel de la Société Philosophique Italienne. De par ses origines, et en face des deux autres Revues, la Cultura Filosofica et la Critica, elle représente surtout les écoles positiviste ef criticiste; mais elle se propose de défendre et de promouvoir les études philosophiques en Italie sans exclusion d’écoles ni de tendances. En nous félicitant du progrès que marque son apparition, nous joignons bien sincèrement nos vœux à ceux qu’exprime le Conseil directeur de la Société Philosophique Italienne « Avec pleine confiance nous souhaitons à la nouvelle Revue ’un avenir prospère, tandis que se prépare en Italie le IVe Congrès international de Philosophie, où pourront se manifester toutes les tendances les plus importantes de la pensée italienne ». D qu’avec la forme donnée partout à l’enseignement, il y ait encore des esprits comprenant les mathématiques? » u Neue Jahrbûchér fur das Klassiche Altertum Geschichte und deutsche Literatur herausgegeben von Johannes llberg, Jahrgang 1909, 1 Abtheilung SX1II Band, 3 Heft. Teubner Leipzig. Johann Gottlieb Fientes Kritische Plane wahrend der Jahre 1799-1801 von Otto Fiebiger. ° Le Dr Otto Fiebiger doit à sa place de bibliothécaire à la bibliothèque royale de Dresde d’apporter, dans cet article, une importante contribution à l’histoire de la littérature allemande dans la dernière année du xvhi" siècle et la première du six". La bibliothèque de Dresde possède, en effet, le manuscrit d’une partie considérable et encore inédite de la correspondance de A. G. Schlegel. Or cette correspondance inédite contient des documents qui éclairent les curieux projats d’un Institut critique formés par Fichte au lendemain de la brouille de Schlege et de Schelling avec le journal littéraire universel d’Iéna, jadis’ organe attitré du criticisme, apeuré depuis par l’accusation d’athéisme portée contre Fichte et parles hardiesses du romantisme naissant. Le projet conçu d’abord par Fichte et Schelling- et communiqué aux Schlegel, donna lieu à un plan que Fichte fut chargé de rédiger mais l’esprit dans lequel Fichte exposa ses vues et qu’il oppose à ses « convictions républicaines » esprit que Schleel qualifie de monarchique, souleva des résistances et l’accord ne put s’établir entre les trois amis. Il en résulta toute une série d’opérations où Fichte d’une part, Schlegel de l’autre, tentèrent, chacun de leur côté, et plus ou moins longtemps à l’insu l’un de l’autre, de fonder le fameux nouvel Institut Critique. Entre Fichte et Schlegel, Scheliing s’efforce d’apaiser une rivalité qu’il juge funeste et d’amener la fusion des deux projets. Cette rivalité apparaissait déjà dans les lettres échangées entre 1799 et 1806 entre Schelling et Fichte d’une part et entre A. G.Schlegel et Schleiermacher; mais, faute d’une documentation complète, les causes de cette rivalité demeuraient obscures. L’excellent article de M. Fiebiger éclaircit un mystère, il donne en 16 pages un résumé succinct, mais substantiel, de ces curieuses tentatives; il apporte des textes nouveaux qui, grâce à lui, deviennent publics pour la première fois et qui précisémentcomplètent et expliquentlesdeux correspondances dont nous venons de parler.