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pour l’ancienneté, sur les poëmes homériques, tandis que certains autres, à n’envisager que le côté philosophique et théorique, étaient comparables, à différents égards et dans leur ensemble, à l’œuvre encyclopédique d’Aristote[1]. À part quelques indications assez précises sur les mœurs des habitants de l’Inde, sur les productions de la contrée et sa topographie, empruntées par Ctésias, Diodore de Sicile, Strabon, Philostrate dans la Vie d’Apollonius de Tyanes, Quinte-Curce, Plutarque, Ptolémée, Jamblique, Clément d’Alexandrie et quelques autres, aux anciens historiens d’Alexandre et aux voyageurs qui, comme Mégasthène, poussèrent à sa suite ou après lui jusqu’aux bords de l’Indus, — ce que les Grecs et les Latins rapportent de la sagesse des brâhmanes ne diffère pas sensiblement des vagues développements et des lieux communs dont ils avaient coutume d’user à propos de la science de la Chaldée

  1. Les anciens avaient pourtant quelques notions sur les épopées de l’Inde. Voir Weber, Akad. Vorles., p. 202, deuxième édition ; Indische Studien, II, p. 161, 162, et Dion Chrysostôme, περὶ Ομήρον, orat 53, II, 277, édition Reiske.