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Page:Ramsay - Les Voyages de Cyrus, éd. Quillau, 1727, tome 1.pdf/130

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Chaque semence, dit-il, contient une plante de son espece ; cette plante une autre semence, & cette semence une autre petite plante ; & ainsi sans fin. La fecondité de la nature est inépuisable. L’accroissement des vegétaux n’est que le développement des fibres, des membranes, des branches, par l’action du suc de la terre qui s’y insinue. La pression de l’air fait entrer dans les tuyaux des racines, le suc nourricier chargé de sels & de souffres. La chaleur du soleil pendant le jour, attire en haut la sêve la plus subtile ; & la fraîcheur de la nuit la fixe, la condense & la meurit, pour produire les feuilles, les fleurs, les fruits, & former toutes les richesses de la nature qui