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une odeur suave et pénétrante ; son parfum a quelque analogie avec celui du musc ; sa couleur grise est mêlée de noir et de jaune ; il a la consistance de la cire, et peut se ramollir comme elle. D’après les opinions les plus certaines, ce serait dans l’estomac, dans les intestins de certains cachalots malades, que se formerait cette substance.

L’ambre jaune, que l’on appelle aussi succin et carabé, substance dans laquelle on a pour la première fois découvert les phénomènes électriques, est une résine fossile, diaphane, d’une odeur agréable ; elle est susceptible de recevoir un beau poli, et sert à faire des ornements de luxe.

Les poètes anciens supposaient que les grains d’ambre provenaient des larmes des sœurs de Phaéton.

Cette substance paraît être le produit d’un espèce de conifère antédiluvienne, dont on ne rencontre plus que les graines et les cônes ; elle était primitivement fluide, comme le prouvent les insectes et les brins de plantes qu’elle contient quelquefois.

L’ambre jaune accompagne la lignite dans plusieurs localités ; il existe en assez grande quantité dans les dunes sablonneuses qui bordent les rivages de la mer Baltique ; le mouvement des eaux en dépose beaucoup sur la côte.

II.

Revenons maintenant à l’électricité.

On sait que les chevaux, les chiens, les chats, et