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extraordinaires, dans son important et remarquable travail sur l’état sphéroïdal de la matière.

M. Côme, professeur de physique à Laval, et M. Covlet, ont ainsi coupé des jets de fonte avec les doigts ; ils ont plongé les mains dans des moules et dans des creusets remplis de la fonte qui venait de couler d’un wilkinson, et dont le rayonnement était insupportable, même à une assez grande distance. Mme Covlet, qui assistait à ces expériences, permit à sa fille, enfant de huit à dix ans, de mettre la main dans un creuset plein de fonte incandescente. Cet essai fut fait impunément.

« Un Espagnol, Lionetto, dit Julia Fontenelle, se montra à Paris en 1819, et étonna tout le monde par son insensibilité au contact du feu ; il maniait impunément une barre de fer rouge, du plomb fondu ; il buvait de l’huile bouillante, etc. »

Pendant que Lionetto était à Naples, le professeur Sementini remarqua qu’il plaçait sur ses cheveux une plaque de fer rouge, et qu’on en voyait s’élever aussitôt une vapeur épaisse ; que le même effet était produit lorsqu’il passait un fer rouge sur la plante du pied, sur la langue ; qu’il buvait environ le tiers d’une cuillerée d’huile bouillante ; qu’il tenait entre ses dents un fer presque rouge.

Sementini, jaloux de découvrir les procédés de Lionetto, fit quelques expériences sur lui-même, et trouva :

1° Qu’au moyen de frictions avec des acides, particulièrement avec l’acide sulfurique étendu d’eau, la peau devenait insensible à l’action de la chaleur du fer rouge ;

2° Qu’une solution d’alun, évaporée jusqu’à ce qu’elle